Augmenter la production

Augmenter la production d’une charcuterie industrielle

Objectif :  25%  de production en plus sur 2012, soit 5000 tonnes / an.

Avec l’outil lean VSM  (Value Stream Mapping ou Cartographie de Chaîne de Valeur Ajoutée) le consultant en lean management présente une cartographie claire des flux de marchandises et les ressources nécessaires.

Les goulets d’étranglement qui empêchent d’augmenter la  production sautent aux yeux et les préconisations pour les résorber deviennent évidentes.

Par des interviews, le coach clarifie les objectifs et la vision de la direction :

Augmenter la production en déployant un lean, s’accompagne d’un nouveau management et il est nécessaire d’identifier les habitudes de management à modifier.

Résultats du diagnostic
  • Augmenter la production de 25% ferait exploser les stocks qui viendraient saturer tout l’espace disponible.
  • Des « goulets d’étranglement » se formeraient sur les postes cuisson et conditionnement.
  • De nombreuses micro-interruptions sur les lignes de production nuisent à l’efficacité de l’ensemble.
  • 60% du temps de maintenance, soit 2 700 h par an, est monopolisé par le conditionnement, ce qui laisse supposer une utilisation machine anormale.
  • Dans les ateliers, le management visuel est à renforcer, car c’est un outil indispensable à l’implémentation du lean.
  • Les chefs d’équipe managent insuffisamment leurs équipes, car ils sont trop absorbés par la conduite des équipements.
  • Des questions de management sont sans réponse sur les attitudes et comportements contre productifs de certains collaborateurs.
  • La répartition de la charge de travail est incompatible avec augmenter la production de de 25 % .
  • Un coaching sur responsable production, responsable qualité et chefs d’équipes est à prévoir pour une meilleure répartition des responsabilités.

 3 gains potentiels sont envisageables :

  • Augmenter le rendement des machines de 15 points
    Le TRS ( Taux de rendement synthétique des machines) peut être augmenté de 15 points, c’est-à-dire passer de 60 à 75%.
    Le TRS est le temps effectif où les machines produisent. Pour l’optimiser,  les habitudes de management des lignes sont à changer. Le but recherché est :
    réduire le temps de changement des séries, les micro-arrêts, le taux de panne, les sous-cadences, les attentes de matières premières et emballages, les attentes dues aux saturations en bout de ligne.
  • Accélérer et pérenniser les gains de productivité
    Il s’agit de créer une nouvelle culture de production en accompagnant les chefs d’équipes et le responsable production avec du coaching.
  • Réduire les stocks et, dans certains cas, les éliminer
    Ce qui est possible avec la mise en place des flux tirés pour un lissage de la production.
    Avec un système en flux tiré, la production n’est engagée que par les besoins des clients (internes et externes), ce qui a pour effet des stocks limités (voir nuls).
    En flux poussé, ce qui est le cas ici, la production n’est pas seulement conditionnée par les besoins clients, si bien que les stocks grossissent anormalement et que les capacités des machines sont utilisées de façon non optimale.

Ces 3 gains augmenteront la productivité de 25 % au moins (Voir toute la démarche lean)